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Nom du blog :
alineas
Description du blog :
atelier samedi après-midi, 05 06 07
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
22.01.2007
Dernière mise à jour :
07.06.2007
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Sophie : Séance de rattrapage 06

Sophie : Séance de rattrapage 06

Posté le 05.02.2007 par alineas

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Je suis le dieu de la mer et j’ai longtemps reposé au fond des océans.
Je représentais la peur des hommes sur les vastes mers et pour mieux m’honorer, ceux-ci m’avaient fait construire une magnifique statue dominant la Méditerranée. Ma statue, toute de pierre claire, était saluée par tous les équipages qui quittaient le port : « Ceux qui partent en mer, te saluent ! ». Et, tous les soirs, un homme chargé d’une torche, escaladait mon corps par un escalier secret pour allumer les pointes de ma couronne et guider ainsi les bateaux qui rentraient. J’étais alors très honoré comme protecteur et guide.
Mais un jour, il y eut un fort tremblement de terre, quelque part, très loin, qui entraîna un raz de marée si puissant qu’il mit à mal ma statue, laquelle, après avoir tenté de résister en vacillant d’un côté à l’autre, s’écroula en trois morceaux dans l’eau de ma mer.
Personne ne songea à me récupérer et je croupis là très longtemps, baladé de temps à autre par les fortes tempêtes, éloigné peu à peu de mon port favori vers des fosses plus profondes.
Or, un jour, un chalutier de fort tonnage m’accrocha, y abandonnant son chalut. Le capitaine signala le fait et bientôt, une expédition scientifique vint à ma recherche. On ne retrouva que mon buste, qu’on s’empressa d’installer dans un musée ensoleillé après m’avoir nettoyé, brossé, essuyé et même caressé.
Installé sur un piédestal, je veillai à nouveau, non plus sur les bateaux mais sur les visiteurs qui venaient nombreux m’admirer. Les hommes prirent l’habitude de caresser mon cœur, signe pour eux de force et de courage. Je devins un objet de pèlerinage. A force de caresses mille fois répétées, un jour, un petit éclat brillant apparut à l’endroit de mon cœur. Un gardien s’en aperçut un matin en tirant les rideaux à l’ouverture de la salle, un éclair de lumière lui chatouilla l’œil.
Les savants se réunirent, m’étudièrent, me transportèrent dans leur laboratoire, me radiographièrent et l’on découvrit que je cachais une merveille, une sorte d’armure d’or qui me servait de structure, pour tout dire un trésor.
Le directeur du musée décida de me ramener dans ma salle, non sans avoir fait construire un cube spécial pour me protéger des mains baladeuses. Le temps de faire aménager ce coffre de verre armé, le bruit de cette découverte historique se répandit dans le monde entier.
Lors de mon voyage de retour du laboratoire vers mon nouveau coffre, le camion dans lequel j’étais installé, fut victime d’un accident qui se révéla être un hold-up me concernant. On me transborda à bord d’un autre camion, puis à bord d’un bateau, pour m’emmener loin dans un port caché où l’on pourrait me dépecer en toute tranquillité afin de récupérer tout cet or.
J’étais mal attaché. Sans même qu’une tempête ne se lève, un léger roulis persistant me désarrima. Je déséquilibrai le bateau qui se retourna, me laissant libre de couler toujours plus au fond pour retrouver ma chère mer et son hospitalité.
Les journaux titrèrent : « Un trésor archéologique disparaît en mer ».
Depuis, je veille toujours, sur tous les disparus.
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